Edelw'ice

Sceau d'Edelw'ice, glacier artisanal à Lausanne depuis 1983

Une entreprise qui n'existe pas, et c'est exactement ce qui la rend utile.

Heidi, fondatrice d'Edelw'ice, les bras ouverts

Edelw'ice fabrique des glaces artisanales à Lausanne. Elle a une fondatrice, un laboratoire, des boutiques, un ERP qui grince et des réunions qui dérapent. Elle n'existe pas.

Un cas réel pose toujours le même problème : ou bien l'entreprise accepte d'être citée, et il faut alors retirer les chiffres, les noms et le désaccord qui rendait le cas intéressant ; ou bien elle refuse, et il ne reste qu'un exemple anonyme que personne ne reconnaît. Dans les deux cas, ce qui disparaît est précisément ce dont tu as besoin : le moment où deux personnes ne sont pas d'accord, et ce que ça coûte.

Edelw'ice résout ça. Comme elle est inventée, son cas peut être complet — les chiffres, les arbitrages, les impasses — et il peut se poursuivre d'un volume à l'autre. Tu apprends le décor une fois. Ensuite, tu ne lis plus que la technique.

La maison

  • Secteur — glaces artisanales premium
  • Siège — Lausanne, Suisse
  • Fondée en — 1983, avec un food-truck au bord du lac Léman
  • Fondatrice — Heidi, qui dirige encore
  • Valeurs affichées — authenticité, innovation, durabilité, transparence
  • Présent du récit — 2024 : refonte e-commerce et projet ERP menés en parallèle

Quarante ans en onze dates

Chaque technique de la collection est rattachée à un moment précis de cette histoire. Ce n'est pas un décor : c'est ce qui fait qu'un cas a un avant et un après.

  • 1983 — le food-truck. Heidi a 26 ans et une recette.
  • 1988 — première boutique en ville. Michael rejoint l'aventure.
  • 1990 — trois boutiques, et un laboratoire de R&D. Anna prend la création.
  • 1995 — la logistique se structure : stocks, chaîne du froid.
  • 2000 — les services arrivent : ateliers, anniversaires, événements.
  • 2008 — premier site web. Une vitrine, rien à vendre dessus.
  • 2010 — e-commerce transactionnel. Le succès est mitigé, la logistique souffre.
  • 2012 — la grande distribution. Il faut industrialiser sans se renier.
  • 2015 — les gammes vegan, sans lactose, sans gluten.
  • 2018 — New York et Tokyo.
  • 2024 — tout est à refaire en même temps : le site, l'ERP, et la façon de décider.

Le duo que tu suis

  • Abby, business analyst senior

    Abby

    Business Analyst senior. Rigueur, traçabilité, frameworks.
    « On ne peut pas résoudre un problème qu'on ne comprend pas. »

  • Lexie, business analyst orientée expérience

    Lexie

    Business Analyst, expérience et terrain. Elle lit la salle, teste, ajuste.
    « On ne va pas faire un doc de 50 pages, on va faire un test. »

Elles ne sont pas deux faces d'un même personnage. Elles incarnent la tension qui traverse tout le métier — structurer ou avancer — et chaque technique se lit sous les deux angles. Ni l'une ni l'autre ne décide : ce sont les équipes d'Edelw'ice qui tranchent.

Qui tu croises chez Edelw'ice

  • Heidi, fondatrice et CEO

    Heidi

    Fondatrice et CEO. Décide à l'instinct, et le revendique.

  • Anna, cheffe créative

    Anna

    Cheffe créative, R&D. Se méfie de tout ce qui standardise.

  • Michael, cofondateur

    Michael

    Cofondateur, opérations et chaîne du froid. Voit le risque avant l'opportunité.

  • Monika, directrice communication

    Monika

    Communication. A lancé le digital, et se fait souvent ignorer.

  • Jérôme, responsable logistique

    Jérôme

    Logistique et stocks. Cartésien, peu patient avec l'abstrait.

  • Nina, UX designer

    Nina

    UX. Porte la voix du client, se heurte régulièrement à l'IT.

  • Olivier, DSI

    Olivier

    DSI. Sceptique par métier, exige qu'on documente.

  • Elisabeth, cheffe de produit

    Elisabeth

    Cheffe de produit. Suit les tendances, parfois d'un peu trop près.

  • Thomas, directeur marketing

    Thomas

    Marketing. Plein d'idées, n'en écrit aucune.

  • Nora, cheffe de projet

    Nora

    Cheffe de projet. Arbitre dans l'urgence, et le sait.

Chacun a une force et un biais. C'est délibéré : une scène où tout le monde est d'accord n'apprend rien.

Les cinq tensions qui reviennent

D'un volume à l'autre, le décor change mais le conflit de fond appartient à l'une de ces cinq familles. Tu les reconnaîtras chez toi.

  • Intuition contre structuration — « je le sens » face à « montre-moi sur quoi tu te bases ».
  • Croissance contre contrôle — aller plus vite sans casser ce qui tient.
  • Tradition contre innovation — changer le produit sans perdre ce qui a fait sa réputation.
  • Local contre international — la même marque, des marchés qui n'attendent pas la même chose.
  • Expérience client contre efficacité — ce qui plaît coûte, ce qui est rentable déçoit.

Ce que ça change pour toi

Tu peux ouvrir n'importe quel volume sans avoir lu les autres : chacun rappelle ce qu'il faut savoir. Mais si tu en lis plusieurs, tu verras la même entreprise sous des angles différents, avec les mêmes gens et leurs mêmes travers — et c'est là que les techniques cessent d'être une liste pour devenir un métier.

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